Poétique de l'hybride dans la littérature postexilique de Kim Thuy
DOI :
https://doi.org/10.18192/analyses.v12i3.1984Résumé
Kim Thúy, à travers sa plume d’origine vietnamienne, reflète la persistance du questionnement sur l'altérité dans l’écrit québécois. ru (2009), mãn (2013) et vi (2016) expriment tous trois le décloisonnement des problématiques en contexte post-national et leur propension à une influence culturelle réciproque. Dans ces romans que l’on qualifiera maintenant de postexiliques pour « décrire l’aspect singulier de récits qui ne sont plus entravés par les formes traditionnelles du déplacement » (Harel, 2005, p.20), Kim Thúy propose une nouvelle poétique de l’hybride, dans un Québec où l’autre a toujours été multiple. Dans cet article, je me penche sur l’importance de la trace évoquée par Pierre Nepveu dans les écritures migrantes, qui se manifeste principalement chez Kim Thúy dans les domaines linguistique et culinaire. À travers la persistance des débats identitaires dans notre corpus, je reviens également sur le rapport à l’altérité québécoise, avant de me focaliser sur l’hybridation culturelle.
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