« Soubdain vindrent à tas saiges femmes de tous coustez » qui prirent l’intestin de la mère pour l’enfant à naître. Louise Bourgeois et l’image de la matrone à la Renaissance

  • Julie Côté

Résumé

Cet article porte sur les modalités rhétoriques auxquelles Louise Bourgeois a recours, dans ses Instructions à ma fille (1617), pour redonner ses lettres de noblesse au métier de sage-femme dans un contexte où le corps médical est de plus en plus méfiant à leur égard. Réclamant le statut de « fille adoptive » de Phénarètè, elle inscrit dans cette même filiation toute sage-femme compétente. Son texte parvient à concilier le savoir théorique obligatoire aux sages-femmes à la suite de l’ordonnance de Paris de 1560 et les savoirs acquis par la pratique de la profession aux règles de modestie et de pudeur qui régissent la vie des femmes.

Rubrique
Dossier - IntellectuElles : l'univers du savoir des femmes en littérature